Lancement officiel de la nouvelle Cuisine centrale : un tournant dans la gastronomie de Tours
La nouvelle cuisine centrale, inaugurée récemment, représente un véritable pas en avant dans le domaine de l’innovation culinaire. Reconstruite à l’angle des rues de Suède et Marcet, ce bâtiment d’une superficie de 2 700 m² est conçu pour répondre aux défis contemporains de la production alimentaire. Avec une capacité de 9 000 repas par jour au départ, cette cuisine est bien équipée pour atteindre un potentiel de 11 000 repas à l’avenir. Cet aménagement est essentiel pour alimenter les écoles, crèches et services municipaux de Tours.
En effet, l’ancienne cuisine centrale, qui a vu le jour en 1976, a joué un rôle fondamental pendant près de cinquante ans. Ce bâtiment historique, pionnier de la liaison froide, a su s’adapter aux exigences nutritionnelles croissantes des années 1980 à 2010. Cependant, face aux nouvelles attentes concernant la qualité alimentaire et le bien-être des agents, une modernisation s’imposait. Sacha Ménard, responsable des productions alimentaires de la Ville de Tours, reconnait l’importance de ce projet : « Ce projet est une occasion de réinventer notre approche de la restauration scolaire ».
Avec la nouvelle Cuisine centrale, c’est un modèle de gastronomie durable et responsable que la ville de Tours veut promouvoir. Dans ce contexte, la cuisine ne se limite plus à produire des repas ; elle doit également intégrer des pratiques respectueuses de l’environnement, avec une attention particulière portée à la réduction du gaspillage alimentaire et à l’utilisation de produits locaux et biologiques.

Une architecture durable répondant aux défis urbains
La conception de ce bâtiment ne s’est pas faite au hasard. Cathy Savourey, adjointe au maire déléguée à l’urbanisme, a été claire sur l’importance d’intégrer cette cuisine dans un secteur en mutation : « Il était crucial de construire un édifice durable, prêt à évoluer avec son temps ». Ainsi, le projet a intégré des matériaux durables et une réflexion sur l’efficacité énergétique. Avec la construction en béton bas-carbone et l’utilisation de fours basse consommation, une réduction de l’empreinte carbone de 30 % est prévue.
Les espaces verts autour de la cuisine centrale, pensés pour préserver l’écosystème urbain, ajoutent une touche de verdure au paysage tout en offrant un cadre agréable pour les agents et les visiteurs. Cet engagement envers l’environnement est également visible dans le choix de personnel formé aux techniques d’économie circulaire. Les agents, qu’ils soient publics ou privés, seront formés pour maîtriser l’ensemble des processus, du stockage à la livraison, en passant par la préparation des repas.
Le bâtiment est également doté d’un parcours pédagogique. Ce dernier permettra aux enfants des écoles voisines de découvrir le fonctionnement de la cuisine, rendant ainsi l’expérience alimentaire ludique et instructive. Des ateliers avec des chefs permettront de créer des recettes en utilisant des produits frais et de saison, renforçant cette approche éducative vis-à-vis de la gastronomie.
Technologie alimentaire et bien-être au travail : une synergie réussie
Lorsque l’on évoque l’innovation culinaire, il est impossible de négliger le rôle de la technologie alimentaire. La nouvelle cuisine centrale est équipée d’outils modernes destinés à garantir des conditions de travail optimales pour les agents. « Nous avons mis l’accent sur l’ergonomie de l’équipement pour minimiser les risques de troubles musculosquelettiques », souligne Anne-Gaëlle Hochart, diététicienne à la Ville. Les employés bénéficieront ainsi d’outils adaptés pour faciliter la préparation des repas, réduisant les efforts physiques inadaptés.
Avec l’introduction d’équipements tels que des cuves chauffantes de 150 litres ou des fours à cuisson basse température, la cuisine peut désormais préparer des plats avec une régularité impressionnante, tout en préservant les qualités organoleptiques des aliments. « Fini les pertes accrues lors de la cuisson ; aujourd’hui, nous visons à maintenir l’intégralité des saveurs tout en respectant la santé de nos convives ! », s’exclame Patrice Ragot, pâtissier de l’établissement.
En plus de garantir une qualité irréprochable, cet arsenal technologique permet d’optimiser les approvisionnements et de réduire le recours à des produits transformés. En favorisant les circuits courts, la cuisine centrale de Tours s’inscrit dans une démarche éthique en matière d’approvisionnement alimentaire. Les pommes, légumes et autres ingrédients proviendront majoritairement de producteurs locaux, minimisant ainsi l’empreinte carbone liée au transport.
| Équipement | Fonctionnalité | Impact sur la production |
|---|---|---|
| Cuve chauffante de 150 litres | Préparation de grandes quantités de pâte | Réduction du temps de cuisson et des pertes alimentaires |
| Fours basse consommation | Cuisson économe en énergie | Diminution de l’empreinte carbone de 30 % prévue |
| Légumerie avec matériel performant | Préparation de légumes frais pour les repas | Renforcement de la qualité nutritionnelle des plats |
Un modèle de production alimentaire respectueuse et créative
Le défi de créer des repas satisfaisants sur le plan nutritionnel tout en étant savoureux est désormais à la portée de cette nouvelle cuisine centrale. Grâce à l’engagement de la municipalité et à des investissements conséquents, les enfants de Tours bénéficieront de menus 100 % faits maison. Ces plats seront préparés à partir de produits bruts provenant de circuits responsables, en respectant la saisonnalité. « Cela constitue un véritable changement dans notre démarche éducative », déclare Alice Wanneroy, adjointe au maire déléguée à l’alimentation.
Par ailleurs, un vrai travail pédagogique a été mis en place pour sensibiliser les jeunes à l’équilibre alimentaire. Les enfants participent à des ateliers culinaires où ils apprennent à choisir des ingrédients sains pour réaliser leurs propres recettes. Cela s’inscrit dans une volonté de rendre les repas scolaires aussi attractifs que nourrissants, allant même jusqu’à intégrer des éléments créatifs comme des recettes élaborées avec des chefs.
Les changements visibles dans la Cuisine centrale de Tours sont destinés à établir des normes pour les cuisines scolaires à travers la France. Cela s’inscrit dans bousculer les traditionnelles pratiques établies en matière de production alimentaire. L’utilisation d’outils modernes pour réduire le gaspillage et valoriser les savoir-faire culinaires prend ici tout son sens.
Une initiative à suivre pour l’avenir de l’alimentation scolaire
À travers cette nouvelle initiative, Tours aspire à devenir un modèle pour d’autres villes. La cuisine centrale ne se contente pas d’être un endroit de préparation de repas, mais devient un véritable lieu de rencontre entre les pratiques culinaires, l’éducation à la nutrition et la durabilité environnementale. Les leçons apprises dans cette cuisine pourraient influencer une nouvelle génération d’écoles à travers la France, ouvrant ainsi la voie à une transformation digitale et culinaire face aux enjeux modernes.
La prochaine étape sera cruciale puisque dès le 3 novembre, les premiers plats préparés dans cette nouvelle cuisine seront servis. Les enfants bénéficieront chaque jour de repas qui respectent les normes les plus strictes en matière de qualité alimentaire et de sécurité sanitaire. La Municipalité de Tours entend ainsi contribuer à un avenir où bien manger rime avec plaisir et responsabilité.
Avec une vision audacieuse et des infrastructures à la pointe de la technologie, la ville espère inspirer d’autres collectivités. C’est un moment de célébration, non seulement pour l’innovation culinaire, mais aussi pour la gastronomie française, qui se réinvente afin de s’adapter à notre époque.
Source: www.tours.fr


